Oui, ce système ça ne marche plus. Mais est-ce que seulement ça a marché ? A part au temps du grand Charles !
Les partis, c’est la course aux échalotes perpétuelle. Simone me dit, au Modem, ils passent le plus clair de leur temps à discuter de « politique politicienne » et pas de politique. Chose que j’avais rapidement remarqué lorsque que je le fréquentais moi-même. C’est un peu pour ça que je suis partie !
A tiens ! C’est quoi la différence, au fait, entre par exemple un homme politique et un politicien ?
Tiens, cela me fait penser à une phrase que j’avais lue dans un roman policier : « les hommes politiques c’est comme les couches-culottes. Il faut les changer régulièrement où ça finit par sentir mauvais »…. et par devenir des politiciens justement !
Sauf que chez nous, (comme en Afrique c’est mon neveu qui me l’a dit) ils s’accrochent à leur couche d’élu comme d’autres à leur pécule.
Alors avec Julien, Alexandrine et Xavier, des amis du Modem de Simone, nous nous sommes rassemblés autour de sa belle table en chêne massif que Simone avait hérité de sa grand-mère maternelle et on a tempêté dans nos têtes ! On était une vraie teck force !
Il y avait même Madame Bertrand qui est passée échanger ses Modes&Travaux contre les « Marie-Claire » de Simone et qui nous a rejoint du coup !
Et la mère Bertrand, eh bien, elle nous a tous cloué le bec lorsqu’elle nous a dit, qu’il y a plus de 10 ans elle avait reçu un papier la convoquant pour de venir juré populaire. Qu’elle avait été plus ou moins obligé d’y aller, et qu’elle avait reçu une indemnité pour cela. Qu’elle avait reçu une formation avec tous les autres choisis au hasard (paraît-il sur les listes électorales) et qu’après elle avait participé en tant que juré à des procès pendant plusieurs semaines et que ça avait été une sacrée expérience pour elle à la fois dure et passionnante !
Elle nous a dit que durant les délibérations, elle sentait toute la responsabilité peser sur elle et qu’elle ne s’était jamais posé autant de questions qu’à cette occasion !
Ce qui l’avait le plus impressionné nous dit-elle, c’est qu’avait eu l’impression que chacun exprimait son opinion mais qu’une sorte de consensus se dégageait au fur et à mesure…
Et elle finit par dire « et pourquoi est-ce qu’on ne ferait pas pareille en politique ? »
Et là elle nous a tous cloué le bec !
Alors on s’est tous mis à retempêter. Tout le monde a participé, chacun y a apporté ses compétences et nous avons mis au point un « système politique nouveau ! »
Imaginons une grande assemblée de citoyens tirés au sort entre 3000 et 5000 par exemple.
Imaginons un grand, grand bâtiment qui pourrait contenir tout ce beau monde et qui deviendrait ainsi le point névralgique d’une nouvelle démocratie effective dans notre pays.
Imaginons que ces 5000 élus du sort viendraient prendre pension pour plusieurs semaines dans ce bâtiment.
Chacun recevrait alors une formation pour devenir député populaire.
Puis une fois formé, ce collège de 5000 viendrait siéger durant plusieurs semaines au sein d’une grande assemblée.
Des textes de lois préparer à l’avance leur seraient soumis. Cette assemblée démocratique car représentative de la société dans son entier donnerait son avis consultatif mais pas seulement
Elle pourrait également apporter des amendements et mettre son veto selon des critères à définir. Et bien sûr être force de proposition !
Une deuxième chambre, plus technique et plus « classique », serait une assemblée de représentants élus au suffrage universel avec un type de scrutin permettant de dégager une majorité de gouvernement. Ces élus devraient acquitter d’une formation professionnelle d’hommes politiques et non de politiciens. Elle pourrait alors interagir intelligemment avec la premier chambre.
Xavier, architecte de formation a même imaginé un bâtiment tout symbolique : une grande coupole flottant très haut dans le ciel de la capitale avec au-dessus les logements des députés populaires et au-dessous toutes les administrations rattachées. Trois parties, trois couleurs celle de notre drapeau ! Et bien sûr, HQE nous dit-il. C’est-à-dire durable si je crois avoir compris. Il vaut mieux d’ailleurs ! La démocratie a vocation à être très durable !
Bon bref, du coup, plus besoin de partis, du moins pas dans la chambre populaire, personne n’aura le temps de s’incruster, de se coaguler et de conspirer…
Alors mon François, voila une idée démocratique et révolutionnaire comme on aimerait que le Modem en pondent et que tu soutiennes !
Il n’y a pas de fatalité il n’y a que des fatalistes…
… et des politiciens rajouta Simone !
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