lundi 15 juin 2009

Pour gagner, passons du Mod’haine au Mod’aime

Le coup que nous avions fait à madame Bertrand me pesait sur la conscience.

Pourquoi avions-nous agit aussi sottement ? Pourquoi avoir été aussi méchantes avec la pauvre madame Bertrand ? Combien même elle s’était montrée elle-même pas très fair-play !

Ce week-end, j’ai mal dormi à cause de tout cela. Ma Simone, pas beaucoup plus que moi. Elle m’a dit ce matin que c’était l’effervescence au Modem. Tout le monde discute, réfléchit, conspire… essaye de comprendre ce qui s’est passé et de trouver des solutions, cherche des coupables, trouve des excuses et donne son avis…

Je vais vous donner le mien.

La raison principale de l’échec de Bayrou et de fait des dizaines de milliers de militants qui sont derrière lui, c’est qu’il s’est « opposé ».

Ce n’est pas nouveau, voilà des mois qu’il s’oppose, se renferme, voit le mal partout, vit dans la méfiance, ne fait plus confiance. Dans sa tour, entouré de ces sbires serviles, rien ne peut l’atteindre, croit-il. Mais par la même, il ne peut plus rien atteindre non plus ! Et sûrement pas le cœur des électeurs.

Quel gâchis !

Car il a su incarner, à un moment de grâce, l’énergie vitale de ce pays, sa seule planche de salut, cette fameuse alliance des gens biens et des progressistes pragmatiques. Une énergie qui est l’avenir de ce pays que seul des cœurs ouverts, peuvent porter.

L’intuition géniale que Bayrou a eue (car je le crois génial, mais les pires hommes de l’histoire ont pu l’être avant lui…) est d’avoir concouru au soulèvement tectonique de cette énergie qu’il a alors senti et qui lui ait sûrement monté à la tête.

Aujourd’hui, l’heure est grave démocrate ! Nous devons tous nous poser les bonnes questions maintenant !

L’argument Zidane, et même sa « vidéo vérité » ne font que confirmer l’errance de notre leader. C’est un constat. Tout au fond de nous, nous savons bien que Zidane n’aurait jamais dû faire cela du fait des responsabilités qui pesaient sur ses épaules.

Et bien nous pouvons dire exactement la même chose de Bayrou. La comparaison était juste !

Aujourd’hui, il ne s’agit pas de pondre un programme, de gérer la situation tant bien que mal en boutiquier du Modem, jusqu’à des lendemains fleuris et hypothétiques. Il ne s’agit pas de continuer à s’opposer aux verts, à Sarko et à je-ne-sais-qui encore !

Il s’agit d’adopter, dans tous nos actes politiques, la seule attitude qui nous donnera la légitimité d’être les représentants de cette force : la stratégie positive, la stratégie du cœur.

Sarko est le « King of the world”, « le roi de la jungle » avec ses terribles lois et son côté « bright ». Sauf que dans quelques décennies, la jungle va disparaître. Alors ses lois…

Les défis qui nous attentent ne pourront être surmontés que grâce à une posture coopérative généralisée, reléguant « la compétition » dans l’aréne du jeu et du sport. C’est une véritable révolution politique que nous devons appeler de nos vœux. Nous devons réfléchir à une nouvelle façon d’exercer le pouvoir. Nous devons inventer de nouvelles méthodes. Nous devons faire marcher à fond notre imagination sans idéologisme, cynisme ou extrémisme. Nous devons être ceux qui atteindront en premier le nouveau stade de la maturité politique. Si compétition il y a, elle est là !

Ce n’est pas une alternative, c’est tout simplement le seul chemin pour s’en sortir.

Les leaders qui porteront cette conscience et donc cette révolution doivent se déclarer et l’assumer pleinement !

Je dis « les leaders » car l’homme ou la femme providentiel qui incarnerait seul ce nouveau paradigme serait un non-sens.

La figure du roi appartient aux deux mille ans d’histoire qui ont fait notre pays. Il est temps de s’en débarrasser définitivement.

L’avenir est au groupe, à l’équipe constituée de personnalités charismatiques soit, mais en aucun cas à des roitelets trônant sur leur néant.

Ces leaders existent, ils doivent simplement s’unir est assumer leurs responsabilités.

De Villepin à Mélenchon (je fais exprès de prendre très large pour secouer le cocotier)… ils sont nombreux les hommes et les femmes de valeur !

C’est un collège élargi qui se doit de porter la force vitale de notre pays.

Cette force, elle regroupe la grande majorité silencieuse qui laisse loin derrière les 30 % de l’UMP et le cumul à 15% des suffrages extrémistes.

Ces leaders « en consciences et en responsabilité » doivent déposer les armes de leur ego sans avenir et faire place à une nouvelle façon de faire de la politique !

Nous n’avons plus de temps à perdre !

Car si les choses devaient perdurer comme cela dans ce bain du « Sarkosisme endormeur » nous allons droit dans le mur !

Savez-vous que seulement 20 % des jeunes français ont confiance dans leur avenir ? (alors qu’ils sont 80 % au Danemark) et que nous détenons le record négatif de ce sondage européen ?! Savez vous que Le FN a fait un bon score chez les jeunes ? Comment s’en étonner !

La radicalisation nous guette alors arrêtons de perdre notre temps et agissons ensemble ! Maintenant !

Chacun a son rôle à jouer et pour commencer les militants qui doivent montrer l’exemple puisque nos leaders tardent à le faire !

Pour gagner passons du Mod’haine au Mod’aime !

Je tiens d’ailleurs à remercier ma grande amie Rachida. Nous avons à nous deux presque 80 ans de récurage de chiottes derrière nous ! Elle maniait le balaie comme pas deux ! Mais surtout c’est une fine psychologue de la vie qui a toujours su trouver les mots justes

Le « Mod’aime », c’est un truc à elle !

Bisous ma Rachida et bravo ! ;-)

Et pour finir je pousse un cri :

Aux larmes citoyens ! Celles de l’âme qui nous ouvriront le cœur !

Pierrette Robès

dimanche 14 juin 2009

Madame Bertrand nous fait la gueule !

Hier, j’ai croisé madame Bertrand à la boulangerie. Elle avait un grand sourire.

« Ca va madame Robès, pas trop déçue ? »

« Grrrrrr, Non ! » Je lui réponds spontanément

« Oui, bon bah, quand même ! Il est grillé votre François et bien ! Et tout seul ! »

« Grrrrrr »

« Vous devriez adhérer à l’UMP, c’est quand même plus drôle d’être du côté des ouinner ! » qu’elle me dit !

Grrrrrr, je n'ai pas su quoi lui répondre sur le moment et en rage, je suis allé du côté de chez Simone.

Et là, je la croise dans la rue.

« Tu vas où, Simone ? «

« J’allais te voir justement. Figure-toi que Madame Bertrand m’a proposé d’aller à L’UMP chez le boucher ! »

« Et moi aussi à l’instant ! A la boulangerie ! » lui réplique-je encore plus en rage.

« Elle exagère, quel toupet ! »

Faut qu’on la remette à sa place avec son Nicolas.

En furies, les poings serrés nous nous dirigeons vers chez moi pour cogiter un plan de représailles.

Et par bonheur, nous croisons Julien dans l’escalier. Nous lui racontons tout, et tout de suite, il nous dit d’un être malicieux « j’ai ce qu’il vous faut pour votre vengeance ! »

Une fois chez moi, il me demande d’allumer l’ordinateur. Il va sur un site appelé « dailymotion » et il nous dit : « asseyez-vous et regardez ! »

Il tape un truc et un écran apparaît sur l’ordinateur et commence à défiler une vidéo…

http://www.dailymotion.com/video/x9i5rj_le-clip-qui-dechire-2_fun

Pétées rire qu’on était avec Simone, ça, il n'y avait aucun risque qu’on aille à l’UMP ! Et ça nous a fait un bien fou de le voir, ça nous a remis les idées en place !

« Alors ? » nous dit Julien

« Alors quoi ? »

« Voilà mon plan pour vous venger de madame Bertrand !

Vous allez l’inviter en lui faisant croire que vous allez adhérer à l’UMP, Elle viendra toute contente et vous lui direz que vous avez décidé d’adopter les valeurs de l’UMP sur-le-champ ! Vous allez alors lui offrir une soirée bling-bling. Vous lui ferez payer les petits fours et le vestiaire, puis pour finir, vous lui projetterez le clip !

Et bien on l’a fait ! La pauvre madame Bertrand est tombée dans le panneau, depuis, elle nous fait la gueule !

En vérité, je ne suis pas bien sûr que cela a été une bonne idée. D’abord parce qu’on l’aime bien madame Bertrand et que quelque part j’ai l’impression de mettre comportée comme un Sarkosy !

samedi 13 juin 2009

Ne pas scroler, scrogneugneu !

J’étais contente, Julien est rentré hier de son voyage en Espagne. Je me suis dis, il va pouvoir m’expliquer les messages bizarres que j’aie reçus sur le mail… de visiteurs qui veulent laisser des commentaires mais qui n’y arrivent pas, etc. Et voilà que je me fais engueuler !

Parce que je fais des messages trop longs ! Et qu’il faut pas ! Parce que les gens lisent pas !

Alors là, je lui ai dit : faut quand même pas exagérer, Julien ! Ce n’est pas un livre que j’écris, et tout le monde est capable de lire un livre, alors mon bloc !

« Oui bah, non » m’a-t-il dit « sur internet c’est différent, il faut faire court et la souris ne doit pas bouger. »

« Hein !? »

« Oui, Pierrette » continue-t-il « il ne faut pas scroler avec la souris sinon, c’est foutu ! »

« Ouais », moi je lui ai répondu, « c’est plutôt tous tes fromages qui font bouger la souris ! »

Bon, cela dit, cette fois-ci, je n’ai pas scrolé.

Mais si j’ai envie de faire scroler la souri, je la scrolerai, je vous préviens !

mercredi 10 juin 2009

Ma famille !

Simone est venue me voir en pleure aujourd’hui avec la lettre de Marielle dans la main.

« Non mais tu te rends compte ! Ils n'ont rien compris ! Ils font comme s’il ne s’était rien passé ! Comme si le score que nous avons fait était un mauvais coup du sort, dû à une conjoncture défavorable et à des raisons exogènes !

« la politique est souvent injuste et blablabla… »

Elle n’a qu’à démissionner et laisser sa place ! Comme Kahn ! Après tout, elle est déjà conseillère de Paris ! Nom de D… ! »

Comme si on pouvait avaler une telle connerie sans broncher !

Quand je pense que j’ai encore une fois voté pour nous... euh… enfin pour « eux » arrrrrh ! Je ne sais plus ! » Finit-elle par dire dans un sanglot déchirant.

J’étais effrayée de la voir comme cela.

« Et toi, tu t’es vue ? », Lui dis-je « t’ai complètement « enxiogénisée » par ton Modem ! Tu me… »

« Ce n’est plus mon Modem ! Me dit-elle tout d’un coup, folle de rage, « je pars, je rejoins les verts, les rouges, les bleus, les noirs… comme mes idées, finito ! Je quitte le orange ! »

Alors moi aussi j’étais folle de rage de voir ma Simone dans cet état !

« T’as raison Simone ! Quittons le Modem, Partons vers de nouveaux horizons de nouveaux espoirs, allons… allons … Euh… où ? »

Et là, Simone et moi, nous nous sommes regardées comme deux ronds de flan parce que nous ne savions pas vraiment où aller à vrai dire…

Je ne suis pas de gauche, je ne suis pas de droite ! Y’en marre de ces deux mots-là ! Ces vieilleries du 20ème siècle !

Je ne suis pas du centre non plus !

Je ne suis pas verte non plus (sauf de rage !) , je ne suis pas une couleur moi !

Je suis quoi alors ?

« Oui, nous sommes quoi Pierrette ? » Me demanda Simone en me jetant un regard perdu.

Et là, j’ai bouilli un moment et je me suis lâchée.

« Je suis le meilleur fruit de 2000 ans d’histoire et je suis fière de ce que je suis !

Je suis pour le bon sens, la coopération.

Je suis pour l’alliance « des gens biens » et « des progressistes »

Je suis pour la révolution démocratique totale !

Je suis une républicaine, citoyenne laïque, amoureuse de la liberté, guerrière de l’équité ! Je suis une humaniste ! Je suis une humaniste ! Je suis une dé-mo-crate en mouvement !

Et là je reprends mon souffle.

« Bah alors ? ! Nous sommes où, Pierrette ? » Me dit Simone, attendant intensément la suite.

Grand silence…

Et là, un éclair me traversa l’esprit :

« Je suis bien là où je suis ! Crotte de pissotière ! C’est notre famille, nous ne pouvons pas la quitter !

Je vis alors enfin un sourire se dessiner sur le visage mouillé de ma Simone.

Nous nous étions réconciliées avec notre nature profonde.

Reste, que ce mouvement a besoin de leaders. Ces derniers temps, Mon François ne s'est pas montré digne de ce poste.

Je ne suis pas idiote pour autant, je suis aussi une pragmatique, je sais qu’il n’est pas facile d’incarner l’avenir.

Mais la moindre des choses, c’est d’être exemplaire, de mettre ses actes en concordances avec ses paroles ; c’est d’être ouvert à la nouveauté et pas parano ! C’est d’être force de nouveauté et d’œuvrer pour une cause commune qui est censée être bien au-dessus de notre petite personne… C’est cela un leader !

Et là, mon François, t’as déconné.

Ta gestion de crise, ne fut pas mieux. La lettre de Marielle pour se résumer de la manière suivante :

« Coup dur, mais vous avez été formidable et je vous promets le printemps. On va y réfléchir aujourd’hui, pour faire fleurir les lendemains, promis juré ! Si je mens, je n’irai pas en enfer toute seule mais vous avec moi ! »

Oui, nous irons tous ! La France, le Monde n’a plus le temps d’attendre que ses leaders changent de registre et collent à l’actualité d’un monde où tout s’accélère.

François, la seule chose que tu aurais du faire au lieu de te comparer à Zidane, c’est de démissionner de la présidence du Modem. Pour laisser celle-ci à un collège par exemple. Voilà ce qui aurait été nouveau, courageux et cohérent avec des idées démocrates progressistes !

Et ce n’était pas démissionner de ton leadership pour autant, auquel je crois encore, mais bien plutôt de ton ego ! Je peux t’assurer qu’un tel geste aurait porté ses fruits… en 2012.

La France ne peut plus attendre longtemps qu’émerge une force démocratique nouvelle, progressiste et crédible, une force au-delà d’une vague coloration verte menée par un « joueur » aussi « brillant » soit-il.

La France aujourd’hui a plus besoin d’un homme éthique qu’un homme politique.

Excuse-moi de te le dire, mon François, mais tu es un piètre homme politique.

Pourrais-tu faire un bon homme éthique ?

L’avenir de ton leadership à la tête de ce mouvement qui ne t’appartient pas mais appartient au salut de la France, est dans la réponse à cette dernière question.

lundi 8 juin 2009

Lettre ouverte à mon François


« Conscience et Responsabilité »

Quand je pense à toi, ce sont les deux mots qui me viennent à l’esprit.

Si je me suis intéressée à la politique de manière active en côtoyant pour la première fois un parti politique, c’est grâce à toi et à tes paroles.

Des paroles qui ont sonné « juste » dans mon esprit. Des paroles qui répondaient à une attente exprimant de belle manière un ressenti profond.

Aujourd’hui, presque deux ans après Seignosse, « le coup d’envoi » de ce qui s’annonçait comme une « belle aventure », je suis déçue.

Et lorsque je m’interroge sur les raisons profondes de cette déception, ces mêmes mots me viennent à l’esprit : « Conscience et Responsabilité ».

Tu as su, mon François, jouer brillamment sur mes cordes les plus sensibles ; mobiliser mon espoir, mon énergie, ma volonté et faire battre mon cœur.

Tu as éveillé ma conscience et tu m’as donné l’envie de prendre mes responsabilités,

Talentueux tribun et penseur que tu es !

Mais aujourd’hui je vois bien que nous sommes tous en train de passer à côté de cette belle aventure.

Car les faits ont suivi et ont fait mentir tes belles paroles.

De guerre lasse, tu as perdu ton influence sur moi et comme le penserait le bon docteur Schweitzer, la cause de tout cela : c’est ton exemplarité défaillante.

L’idole est tuée et c’est tant mieux ! A mon âge je ne vais quand même pas jouer encore les midinettes !

Mais par la même, c’est aussi cet espoir renaissant chez des centaines de milliers de personnes que tu as déçu. Ta responsabilité fut grande à 18% et l’est encore même à 8%…

Tu as une grande responsabilité car dans ces temps difficiles qui s’annoncent (et dont tu aimes être l’un des meilleurs messagers) nous avons besoin de leaders exemplaires.

Exemplaires pour être au service du progrès, de la modernisation, des valeurs démocrates pour de vrai… de l’espoir tout simplement…

Nous ne pouvons gagner, tout seul, les seules vraies batailles qui méritent d’être gagnées. Avec ton talent évident, tu aurais pu faire le deuil de ton ambition personnelle depuis longtemps et te mettre au service de la justesse d’un combat que tu as pourtant pressentie. Tu serais peut-être déjà président aujourd’hui.

Malheureusement tu transpires ton ambition personnelle. Chacun de tes gestes, de tes mots te trahissent. Les gens finissent par le ressentir par eux-mêmes. C’est dommage.

A Villepinte, j’avais à côté de moi, dans les rangs impersonnels de ceux qui te faisaient face, un « jeune des banlieues » qui était là parce quelque chose en toi lui avait plu et qu’une force mystérieuse l’avait guidée jusqu’ici. Il est venu te voir de près, te serrer la main. Il est revenu s’assoire à côté de moi et il m’a dit très déçu : « il m’a serré la main, mais il ne m’a pas salué, il ne voyait pas, il ne regardait qu’en lui, il se souriait à lui-même. »

Ca m’avait profondément troublé à l’époque.

Madame Bertrand dit de toi : « Ton Bayrou, Pierrette, il est tellement imbu de lui-même, il se prend tellement au sérieux, qu’il me fait peur ! »

Bon, elle me fait un peu rire quand elle dit cela parce qu’avec son Nicolas c’est pas mieux ! Sauf que le Nicolas, il est drôle finalement. Faut pas croire, les Français aiment le bouffons mais les bouffons prévisibles, ceux qui font rire à coup sûr, et qui ne font pas peur. Ca les rassure même !

Finalement le sérieux et le génie, je le crois, ce sont bien des points que tu as en commun avec le grand Charles, sauf que lui sa cause, c’était la France, et non lui-même. Et que c’était profondément un humaniste.

Avec tout ce qui arrive, c’est dommage pour la France et l’humanité.

Car le danger c’est la régression, la radicalisation comme tu l’as très bien exprimé d’ailleurs toi-même.

Tu as géré en réactionnaire, déguisé en progressiste, un électorat qui ne t’appartient pas et qui s’éloigne de plus en plus.

Tu as appliqué des recettes d’un ancien régime finissant en fleurissant tes mots d’espoirs et de progrès… et avec peu de réussite au final (ce qui est logique : ton électorat n’est pas celui de Sarkosy en cas où tu ne l’aurais pas remarqué !)

Le vert c’est la couleur de l’espoir aujourd’hui. Mais le vert n’est pas un fruit qui nourrira les solutions de demain. Le vert est une coloration de fond, hautement indispensable, qui telle une tache s’étendra sur tout l’échiquier politique un jour.

Mais ce n’est pas suffisant.

Mon blog s’appelle pas « orange citron vert » tout de même ! (Cela dit, c’est joli !)

L’écologie, c’est le respect de la Terre, la démocratie c’est le respect de tous.

Le « mouvement de l’avenir » se doit être le nouveau parti de la révolution verte mais surtout de la démocratie.

Avec comme seule idéologie : le progrès individuel de ses militants et l’idée que son seul collectif qui vaille, c’est celui de l’humanité…

La créativité, sa seule méthodologie et son seul principe.

L’exemplarité, son seul leader !

Le centre n’est pas un lieu géographique, c’est une posture révolutionnaire qui a toujours voulu l’alliance sacrée des « gens biens » et des « vrais progressistes ».

Il est bien plus qu’un parti de droite, de gauche ou de coloration verte. Il est le seul chemin possible d’un progrès coopératif car il synthétise des couleurs différentes par la forces des seules valeurs démocratiques.

Le « mouvement démocrate » exprime une idée juste, que tu a su faire fructifier un temps et dont tu ne t’es pas montré digne depuis.

Un « mouvement » qui ne serait t’appartenir car l’avenir appartient à personne.

Dimanche Simone a voté Modem « par discipline militante » m’a-t-elle dit avec amertume

Et moi j’ai voté faute de concret, : « Espéranto »

Beaucoup ce sont abstenus, faute d’espoir.

jeudi 4 juin 2009

5000 députés populaires !


Oui, ce système ça ne marche plus. Mais est-ce que seulement ça a marché ? A part au temps du grand Charles !

Les partis, c’est la course aux échalotes perpétuelle. Simone me dit, au Modem, ils passent le plus clair de leur temps à discuter de « politique politicienne » et pas de politique. Chose que j’avais rapidement remarqué lorsque que je le fréquentais moi-même. C’est un peu pour ça que je suis partie !

A tiens ! C’est quoi la différence, au fait, entre par exemple un homme politique et un politicien ?

Tiens, cela me fait penser à une phrase que j’avais lue dans un roman policier : « les hommes politiques c’est comme les couches-culottes. Il faut les changer régulièrement où ça finit par sentir mauvais »…. et par devenir des politiciens justement !

Sauf que chez nous, (comme en Afrique c’est mon neveu qui me l’a dit) ils s’accrochent à leur couche d’élu comme d’autres à leur pécule.

Alors avec Julien, Alexandrine et Xavier, des amis du Modem de Simone, nous nous sommes rassemblés autour de sa belle table en chêne massif que Simone avait hérité de sa grand-mère maternelle et on a tempêté dans nos têtes ! On était une vraie teck force !

Il y avait même Madame Bertrand qui est passée échanger ses Modes&Travaux contre les « Marie-Claire » de Simone et qui nous a rejoint du coup !

Et la mère Bertrand, eh bien, elle nous a tous cloué le bec lorsqu’elle nous a dit, qu’il y a plus de 10 ans elle avait reçu un papier la convoquant pour de venir juré populaire. Qu’elle avait été plus ou moins obligé d’y aller, et qu’elle avait reçu une indemnité pour cela. Qu’elle avait reçu une formation avec tous les autres choisis au hasard (paraît-il sur les listes électorales) et qu’après elle avait participé en tant que juré à des procès pendant plusieurs semaines et que ça avait été une sacrée expérience pour elle à la fois dure et passionnante !

Elle nous a dit que durant les délibérations, elle sentait toute la responsabilité peser sur elle et qu’elle ne s’était jamais posé autant de questions qu’à cette occasion !

Ce qui l’avait le plus impressionné nous dit-elle, c’est qu’avait eu l’impression que chacun exprimait son opinion mais qu’une sorte de consensus se dégageait au fur et à mesure…

Et elle finit par dire « et pourquoi est-ce qu’on ne ferait pas pareille en politique ? »

Et là elle nous a tous cloué le bec !

Alors on s’est tous mis à retempêter. Tout le monde a participé, chacun y a apporté ses compétences et nous avons mis au point un « système politique nouveau ! »

Imaginons une grande assemblée de citoyens tirés au sort entre 3000 et 5000 par exemple.

Imaginons un grand, grand bâtiment qui pourrait contenir tout ce beau monde et qui deviendrait ainsi le point névralgique d’une nouvelle démocratie effective dans notre pays.

Imaginons que ces 5000 élus du sort viendraient prendre pension pour plusieurs semaines dans ce bâtiment.

Chacun recevrait alors une formation pour devenir député populaire.

Puis une fois formé, ce collège de 5000 viendrait siéger durant plusieurs semaines au sein d’une grande assemblée.

Des textes de lois préparer à l’avance leur seraient soumis. Cette assemblée démocratique car représentative de la société dans son entier donnerait son avis consultatif mais pas seulement

Elle pourrait également apporter des amendements et mettre son veto selon des critères à définir. Et bien sûr être force de proposition !

Une deuxième chambre, plus technique et plus « classique », serait une assemblée de représentants élus au suffrage universel avec un type de scrutin permettant de dégager une majorité de gouvernement. Ces élus devraient acquitter d’une formation professionnelle d’hommes politiques et non de politiciens. Elle pourrait alors interagir intelligemment avec la premier chambre.

Xavier, architecte de formation a même imaginé un bâtiment tout symbolique : une grande coupole flottant très haut dans le ciel de la capitale avec au-dessus les logements des députés populaires et au-dessous toutes les administrations rattachées. Trois parties, trois couleurs celle de notre drapeau ! Et bien sûr, HQE nous dit-il. C’est-à-dire durable si je crois avoir compris. Il vaut mieux d’ailleurs ! La démocratie a vocation à être très durable !

Bon bref, du coup, plus besoin de partis, du moins pas dans la chambre populaire, personne n’aura le temps de s’incruster, de se coaguler et de conspirer…

Alors mon François, voila une idée démocratique et révolutionnaire comme on aimerait que le Modem en pondent et que tu soutiennes !

Il n’y a pas de fatalité il n’y a que des fatalistes…

… et des politiciens rajouta Simone !