Simone et moi, nous sommes très énervées en ce moment. Nous sentons bien qu’une sorte de révolte gronde ! et moi, je n’aime pas cela du tout !
On écoute à la radio, on lit dans les journaux, on tend l’oreille dans le métro… ça gronde !
Et ça m’énerve ! Parce que, franchement, tout s’explique que, finalement, nous sommes en train de gagner ce que nous méritons.
Mais alors quel désespoir ! Quel désastre en perspective pour notre beau pays ! Quant au reste du monde…
Faut dire franchement, nous marchons sur la tête ! Regardez-moi ces banquiers ! Il faut vraiment qu’ils nous prennent pour des c… pour oser s’octroyer si effrontément autant de gros biftons alors que c’est la crise, qu’ils ont ruiné leur société, que ça licencie à tour de bras et que c’est nous qui payons les pots cassés ! Et ne nous y trompons pas ! Notre gouvernement laisse faire ! Parce que franchement, à part quelques rodomontades entendues par-ci, par-là, il ne légifère pas du tout ! Le gouvernement à quand même le pouvoir de légiférer !
Les gens s’énervent et deviennent violents, un vent de révolte souffle : des partons séquestrés, des échauffourées… et le poupon qui jubile avec son parti anti-capitaliste !
Simone et moi, nous ne sommes pas anti capitalistes ! Le poupon, il est toujours à critiquer, et à rien construire de concret ! D’ailleurs nous ne sommes pas « anti » du tout ! Ni nanti, ni nihi, ni nazi… Nous, des pro ! pro-preté, pro-logique, pro-bon-sens, pro-jectrices de conscience dans l’avenir ! Nous, pro-gressites et pro-actives de plus en plus ! (du coup, je fais du blogue !)
Et la révolution dans tous cela ? Bah, avec Simone ont peut vous dire que ce n’est le poupon que la fera la révolution ! Ni les anti, ni les extrêmes, ni les plus à plaindre…
Nous, nous savons bien qui fait les révolutions chez nous :
Les gens biens !
Et figurez-vous qu’avec Simone nous avons la chance de posséder dans notre entourage une bonne « grenouille révolutionnaire » en la personne de… Madame Bertrand.
Madame Bertrand c’est une légitimiste pure et dure. Elle et son Nicolas, c’est quelque chose ! Et c’est par-dessus le marché, l’incarnation du « gens bien » !
Honnête comme pas deux ; qui bosse, encaisse, décaisse, avale des couleuvres sans broncher à peine en ruminant quelques grognements !
Madame Bertrand, elle vote pour son Nicolas de mère en fille !
Ou pas… par ce que si ses petits enfants viennent manger le dimanche de l’élection, en fait, elle s’en fou un peu de tous ces remous à partir du moment que le gigot mijote tous les dimanches et embaume les cœurs gourmands de ceux qu’elle aime…
Savez- vous que les gens biens font de l’exemplarité leur adage, sans le savoir comme monsieur Jourdain de la prose !?
L’exemplarité : Nous avec Simone c’est notre grand principe ! et ceci depuis notre voyage en Afrique. Nelly, ma nièce par alliance, est africaine. Elle est gabonaise et vit la-bas avec mon neveu coopérant, elle a beaucoup insisté pour que je vienne les voir !
Pour notre pré-retraite, Simone et moi nous nous sommes payées le voyage et nous sommes allées à Lambaréné sur l’équateur, c’était chouette ! Nous avons descendu un grand fleuve boueux plein de bêtes sur un vieux rafiot avec tout autour de nous une telle végétation ! nous avons bien sûr visitées l’hôpital du bon docteur Schweitzer à Lambaréné. Quel homme tout de même !
et qui disait justement, c’est là qu’on l’a su :
« L’exemplarité n’est pas une manière d’influence, c’est la seule ! »
Et bien ce que je voulais dire c’est que Madame Bertrand, elle a beau voté pour son Nicolas et avalé des couleuvres à longueur de temps, elle ne se laisse pas influencer comme cela pour autant ! Et puisque son Nicolas, on ne peut pas vraiment dire qu’il le soit, exemplaire…
Et bien un jour madame Bertrand ne va plus avaler des couleuvres mais cracher des vipères ! C’est logique, je vous dis !
Bref, quand madame Bertrand crachera des vipères, la révolution sera consommée ! Et le monde tremblera et même s’écroulera, on verra…
J’ai bien peur qu’on verra… notre élite est tellement sotte que si elle continue à montrer le mauvais exemple, elle goûtera de la charrette et peut-être plutôt qu’on ne le pense…
Je l’ai quand même entendu dire pour la première fois, madame Bertrand, qu’elle trouvait qu’il (son Nico) exagérait !
Moi, je vous le dis, c’est peut-être le début de la fin : la « grenouille Bertrand » a mis son pied sur la première barre de l’échelle révolutionnaire et ça c’est une nouvelle ! Une mauvaise nouvelle…
Et mon François qu’est ce qu’il fait en attendant ?
A vrai dire, Il n’est pas beaucoup plus exemplaire que les autres aussi bien par ses pratiques que ses « non pratiques » et je crois que les plus puristes d’entre nous se détournent déjà de lui…
Il est comme les autres, sauf qu’il joue les rebelles au sein de ses semblables par pur calcul. Enfin vous savez bien, pour être calice à la place du calice !
En fait, il n’a rien compris. Ce n’est pas un homme d’Etat moderne mais un petit « politisson » comme les autres d’un temps révolu. Pour preuve, le cumul des mandats : grands discours et puis : patatra ! Voilà t’y pas qu’il se présente à Pau… et pas de Pau ! Il perd et il perd aussi l’occasion de montrer l’exemple.
Pas de cumul des mandats mon François, ce n’est quand même pas difficile à comprendre ! Avec les taux de chômage actuels à qui veux-tu faire avaler de sensé que l’on a besoin d’être à la fois député et maire ?! ’as beau dire, tu voles un emploi ! Alors bien sûr ça se justifie, qu’on nous dit, parce que comme cela l’élu national à un pied dans le local. Non mais franchement ! a-t-on vraiment besoin d’être maire pour être dans local : Réponse non !
Il y a d’ailleurs face à cette aberration anti-républicaine une solution fort simple : pourquoi ne pas créer une charge locale honorifique spécifique pour nos élus nationaux ? Honorifique et non rémunérée mais néanmoins active ce qui permettrait à nos chers élus de se consacrer au pays dans son entier (et d’être présent aux assemblées) tout en prenant le pouls (et non le poule !) continuellement de leur circonscription d’origine sans enjeu électoral local mais en pouvant faire tout de même leur volaille !
Ah je te le dis, mon François, avec ton histoire t’as plutôt un pied dans la m… Et s’il y avait que cela !
Pierrette Robes